NOUNOURS l’interview choc !

nonours

Alain Balluais,  alias Nounours, un sacré numéro !

L’électron libre des Baroudeurs des années 90

Le baroudeur qui mettait les protèges-tibias par-dessus ses chaussettes…

48 matchs

35eme joueur le plus capé

6 buts

40ème meilleur buteur du Club

9 saisons

A demarré en 1994

 

Nounours, vous avez porté 48 fois le maillot des Baroudeurs. Qu’est ce que cela vous fait ?
Les premiers résultats étaient laborieux, il fallait bien qu’ certains apprennent à jouer, surtout Coyote et Sana, plusieurs entrainements leur étaient indispensables. J’ai profité de l’occas pour leur faire découvrir mes techniques et ma t’nue « footballistique », bermuda et polo-foot sans parler de la mise en évidence de mes superbes protège-tibias qui suscitaient quantité de remarques telles que :
Coyote : «mais, nounours, c’ n’est pas politiquement correct de mettre les protège-tibias par-d’ssus les chaussettes»
Moi : « j’ sais, c’est pour faire peur aux adversaires »
J’ ressemblais à un «gladiat-footballeur» avec mes «bouclier-tibias» en évidence !

Pattes-Foot (1)

Etes-vous nostalgique de cette période ? 
Oui, j’y repense souvent d’ jour comme de nuit, c’est gravé! D’ailleurs lors de mes repas d’ famille, mes enfants me d’mandent d’ leur raconter au coin du feu les 100 et 1 actions que j’ai failli réussir ou réussi, les buts marqués et ceux loupés d’ peu, même s’ils les connaissent déjà, ils n’ s’en lassent pas ! Le foot à notre époque, c’était d’abord le vendredi et l’ sam’di : les bringues, les bars, les casse-croutes, un peu les filles et l’ dimanche : les matchs et leurs mi-temps, l’ambiance des vestiaires et surtout celles des douches. C’était la «footballistique-marrade» ou l’inverse.
C’était l’abandon du ballon en pleine action pour aller vomir sur la touche, l’emmélage des pinceaux de Teber en courant et finir par un roulé boulé pour faire une tête ou un dos, on ne saura jamais, au ras du sol dans la  surface de réparation et marquer, c’était un n’Arnaud qui faisait le mur de la défense à lui tout seul ou presque (normal il était à jeun, lui). Malgré leur défaite imprévue les adversaires restaient boire un coup.

Pensez-vous rejouer avec la Baroude pour atteindre le cap des 50 sélections ? 
L’idée de rev’nir jouer n’est pas dans mes projets, celle d’avoir atteint les 48 matchs me va bien. Ma gloire est passée, comme tant d’autres et nous sommes nombreux à avoir raccroché nos crampons. Il faut savoir dire « STOP ! » même si vous êtes adulés ! Laissons la place aux jeunots.

Vous avez tenté de lancer une mode qui n’a jamais pris (les protèges-tibias par dessus les chaussettes). Est-ce une grosse frustration pour vous ? 
Il est vrai que j’aurais pu lancer une nouvelle façon d’ se vêtir dans les stades, mais si seulement, les baroudeurs m’avaient soutenu, j’en s’rais pas là.

Vous avez évolué à tous les postes, parfois en milieu de terrain et même comme arrière latéral … D’ou viennent ces qualités qui ont fait de vous un joueur aussi polyvalent? 
J’ai été présent sur tous les fronts, milieu d’ terrain, arrière gauche ou droite, ailié gauche et ptet droit, mais surtout à gauche. Avec l’expérience j’avais constaté qu’ la plupart des actions se situaient à droite et donc d’être à l’opposé m’ permettait d’anticiper des attaques fulgurantes, des fantastiques dribbles, des puissantes et précises passes, des rapides retours à l’arrière pour appuyer mes compatriotes, tout çà ont fait de moi un joueur incontournable et aussi beaucoup d’envieux…
Quel était votre secret ? 
Vous savez, durant ces longues années, ce n’ fut pas si simple tous les jours, beaucoup ont voulu s’approprier mon talent, ils me faisaient boire de drôles de potions, fumer toutes sortes de tabac. Ils espéraient qu’après de longues bringues, j’ leur révèlerai mon secret. Sauf que cette olympique forme, j’ la dois à une seule et même personne, mon grand-père facteur à vélo, à la centrale de tri de Rennes. Il m’a transmis par l’ biais de son ADN ses conditions physiques et son moral d’acier.

Vous avez connu nombre de partenaires… footballistiques ! Avec quels joueurs avez-vous particulièrement aimé jouer ? 
Durant toutes ces années, neuf tout de même, j’en ai côtoyé du monde, des bons, des moins bons. Ils se reconnaîtront. Ceux avec qui j’ai adoré me défouler sur une pelouse et faire une 3ème mi-temps sont bien entendus les vieux cons d’ baroudeurs et leurs aides de camps. Raoul (attaquant ou milieu de terrain), Jean Pierre (son père) (goal), Etienne (ailié gauche ou arrière gauche) Arnaud (super défenseur de gauche à droite), et les autres, leurs aides nous ont été d’un grand secours. Ils avaient tout de même un défaut en commun : celui de faire des passes imprécises, et des tirs impuissants, j’ ne leur en veux plus, c’est du passé, n’en parlons plus.
Quel joueur vous aura marqué lors de ces 9 années avec les baroudeurs?
Les part’naires avec qui j’ n’ai pas aimé jouer ne sont pas nombreux… C’est celui (en plus d’être perso), qui pour un p’tit tac o tac avec un adversaire ne gardait pas son sang froid et beuglait comme un putois, il niquait le fairplay des baroudeurs, c’est sans aucun doute le comportement du mauvais joueur. Vous le reconnaissez, il se reconnait.

Que représente l’équipe des Baroudeurs pour vous ? 
Une bande de cinglés avec qui j’ suis fier d’avoir porté nos couleurs sur tous les terrains d’Ille et Vilaine pendant 9 années et plus si on compte les extras. C’est comme si vous d’mandiez au vieux Maréchal s’il r’grettait ses médailles et ses campagnes.

D’après vous, si l’alcool n’existait pas, combien de fois les Baroudeurs auraient-ils été champions ? 
Il est évident que si l’alcool avait été prohibé, nous aurions eu du mal à nous en procurer et nous aurions vite perdu pied, mais les choses sont comme elles sont, alors nous étions de grands champions !!

Regardons dans le rétro maintenant. Si vous ne deviez garder que quelques moments forts de toute votre carrière chez les Baroudeurs, ce seraient lesquels ?
De toute ma carrière avec les baroudeurs, ce dont je me souviens se sont bien sûr les 6 magnifiques buts que j’ leurs ai offert, également les coups de gueules sur le terrain qu’on avait et qu’on oubliait presque aussitôt, les règlements d’ comptes autour d’une binouze, soit à la mi-temps, soit dans les vestiaires.
Un but en particulier ?
Le but qui me tient à cœur parmi ceux que j’ai marqué, c’est celui que j’ai planté seul, sans l’aide de personne, j’ devais être le plus à jeun d’ tous.
Un match ? 
L’ match, plutôt l’ tournoi le plus historique de tous les temps qu’ les baroudeurs se doivent de ne jamais oublier, c’est bien entendu c’ui d’ Mouazé ! (mai 1994).
Les entres matchs étaient l’occasion d’ mett’e en place d’ nouvelles stratégies pour vaincre nos derniers adversaires, nous calculions tous nos coups à l’avance et nous les festoyions, (binouzes et calumets), comme il se doit.
Une beuverie ? 

tournoi baroudeurs
La suite fut aussi historique, (voir plus pour certains) ;lorsque les remises des récompenses furent achevées, et que les organisateurs n’avaient plus rien à nous offrir de leur manège carré nous nous sommes tous rendus à l’unique bar du village le légendaire «café des sports».Une dernière bolée était nécessaire pour fêter nos résultats.
La tournée d’ l’un, entraine celle de l’aut’e et vis et versa, et ainsi d’ suite, et encore vis et versa et encore ainsi d’suite. Le patron et la patronne décident d’en offrir une… ce doit être de leur faute car leur hospitalité nous les ont rendus sympathiques et là tout à recommencer une tournée de l’un entraine celle de l’aut’e et vis et versa, et ainsi d’ suite ….Cette soirée fut une «sacrée soirée», nos souvenirs sont tous vagues, personne ne sait, ce qui s’est réellement passé… Sana s’est-il endormi su’ le billard dans la salle du fond ? Camby est-il allé vomir dans la rue ou aux chiottes ? Béru s’est- il écroulé dans un coin ? Fargos s’est-il fait la patronne (120 kg + bonnet XXL) ? Fennec a-t-il trouvé drôle de péter les clefs d’ la bagnole de son père ? Tony s’est-il cassé la gueule dans l’ caniveau d’en face, qu’é devenu Nono ? Coyote, se souvient- il du tournoi ? Raoul, Arnaud et les autres se sont-ils évanouis dans la nature ? moi, j’ suis rentré bien bourré à pied chez Pépé René …  j’avais pommé les clefs d’ ma bagnole. Je n’ les ai r’trouvés que l’ lendemain dans l’ pré ou elle était garée.

De manière plus générale,  comment allez-vous, que devenez-vous ? Vous êtes-vous mis des objectifs sportifs pour cette année ? 
Aujourd’hui loin du show biz rennais, je vis en Touraine avec mon épouse et mes enfants. Je maintiens tout de même mes habitudes, un petit apéro avec le voisinage et quelques bouffes accompagnées d’une bonne bouteille de vin. Quand au sport, je nage, et participe à quelques cross départementaux où il m’arrive de monter sur l’une des 3 marches du podium, quand y a pas trop d’monde (1 2 3 ou 4 adversaires) Cela n’était pas dans mes objectifs mais mon olympique forme est encore présente en tant que vétéran 1.
C’est plus fort que moi, il faut que je me dépense !

Quelque chose à rajouter ?Une citation – ma citation

« Ce qui se passe à Belle Ile reste à Groix ».(Comprend qui veut)

Nounours (2)
Une chanson – ma chanson -(accent anglais oblige) : La syphilis, oreillon rubéole tree maladies qui faut pas laisser fairrr Et ri et ron, ron patapon Qui faut pas laisser faire–ai-re.  Bis Bis
Une règle – ma règle -Fidélité et croch-pied sont la loi des baroudeurs !

Pouvez-vous envoyer un portrait de vous, avec votre maillot de Baroudeur ? 
Oui, qui paie le frais de port?
Avertissement :
Le jour des retrouvailles entre les baroudeurs, un foot sera peut-être organisé alors les tibias, les ch’villes, les coup-pourris et fourrés vont pleuvoir, « rien à foot », mais aussi les bollées, on va festoyer comme il se doit !!!! Hourra !!!!

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